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C'est interdit.
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Comment planter le réveillon de Noël, Alexandre, 26 ans, j’ai la solution.
Annoncer à sa famille et plus particulièrement à son père qu’on est homosexuel depuis l’âge de ses 17 ans, et qu’on a comme ami, le fils du meilleur ami de celui-ci. Génial. Quelle idée aussi. Quel idiot –appart moi- penserait à sortir sa lorsque tout le monde est attablé et entame sa dinde farcis ? Personne. Un rire amer s’échappe de mes lèvres. Personne, c’est bien ça le problème. Il faut dire que ce soir j’ai eu la descente facile. 3 verres de vin et deux coupes de champagnes. Il faut croire qu’être gay… non, « pédéraste et une sale fiote » comme le dit si bien mon géniteur est une tare, une anomalie.
Il est exactement 11H46, 47. Les rues sont désertes, normal. Il ne reste que
la neige et les quelques illuminations de Noël qui éclairent la ville.
Je n’en reviens pas, être mis à la porte par un temps pareil… Il faut croire que ma famille, fervente catholique, possède un esprit aussi fermé qu’une huitre.
Même un chien ne serait pas traité ainsi. Ah, je retire ce que j’ai dit, en voila un, qui va surement mourir avec le froid. Il doit être abandonné, un peu comme moi.
Quelques pas dans sa direction et il s’enfuit. On fait même fuir les animaux.
J’éclate de rire. Un rire triste et douloureux. J’ai été naïf d’avoir pu croire que les meurs avaient changé en 2008. Enfin, bientôt 2009. Je m’assois à même le sol, à l’emplacement exact de ce pauvre animal. Putain de neige, c’est glacé. Je m’allonge et me recroqueville tel un condamné. Je ferme les yeux automatiquement. Le froid commence à anesthésié tout mon être. Je dois surement mériter ce sort. Ouais, dieu me punit. La douleur physique n’est rien comparé à celle de mon mental.
Vite, tue-moi, je veux partir. Je commence à ne plus pouvoir bouger, c’est
bon signe. Une douce torpeur s’empare de moi, je suis sur la bonne voix. C’est alors que mon portable vibre. Merde Jules. C’est lui j’en suis sûr. Je l’avais complètement oublié. Entre nous ce n’était pas le coup de foudre mais on s’était attaché l’un à l’autre. J’avoue qu’au début c’était plus une histoire de cul… Il va me manquer cet idiot. Les sonneries se sont arrêtées. Avec les dernières forces qu’il me reste je saisis une pierre et grave un J sur mon avant bras. Je ne sens rien : le froid m’a engourdie. Un dernier adieu.
Dans un semi coma, le jeune homme n’entend pas que son portable s’était
remis à sonner pour annoncer un nouveau message vocal :
« Hey, Alex, tu dois surement être occupés mais voila c’était pour te dire que j’ai aussi avoué à mon père que j’étais gay. Jdois t’avouer que j’ai du boire pour me donner du courage. Mais à vrai dire, il le savait déjà, il était presque heureux que je sois avec toi. Tu ne peux pas savoir comme ça m’a fait du bien qu’il réagisse comme ça. Et le tiens, qu’a-t-il dit ? Enfin bon, voila j’ai hâte de te revoir, j’espère que c’est réciproque. Tu me manques, joyeux Noël. »
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FIN.
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Salut à tous. Je me suis enfin décidée à écrire un petit quelque
chose. Hé oui, ce texte a été écrit par Plaisance. Et c'est le seul... Pour l'instant.
Les autres sont tous de M.HEY. Je sais c'est triste (et court) pour
une periode de fête mais bon. ^^' On se sait pas vraiment si
Alexandre est mort ou non puisque ce n'est pas ecrit explicitement.
C'est fait exprès. Enfin dans ma tête tout est très clair. Mais je
vous laisse imaginer la fin que vous préférez. Voila, bisous à
tous. Je vous aime les gens.
:D


(Pourquoi je l'ouvre moi
Vu ce que j'ai fait subir à mes ptits namours
)





leslie
jeu 18 jun 2009 00:14