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CHAPITRE 5
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Cette matinée fut particulièrement chaude. Le soleil tapait dur sur la toiture en tôle et les courants d’air se faisaient rares malgré les fenêtres grandes ouvertes dans toute la maison. En face, la mer abhorrait sa couleur bleu azur et ne remuait point. Tout était calme, comme aplati par la pesanteur de l’air, par sa chaleur devenue presque suffocante.
Antoine n’était pas rentré de la veille.
Clémence, la mère d’Angélique, commençait sérieusement à se faire du souci. « Si a huit heures il n’est toujours pas rentré c’est que quelque chose s’est passé, et Angélique qui dort paisiblement ! Elle sait qu’elle travaille aujourd’hui ? » A dire vrai, Clémence n’était pas aussi inquiète quand il s’agissait de ses fils, a l’aise à Nouméa comme des poissons dans l’eau. Lui, Antoine, il ne connaissait rien à la ville, il pourrait se perdre, et si la police l’arrête c’était elle qui avait ses papiers et il n’a pas le numéro de la maison, il est arrivé hier !
Son mari la rassurait de temps à autres…
« Ne t’inquiètes pas il n’est que huit heures… » ou bien « L’annuaire ça existe chérie, il est majeur et vacciné qu’il se débrouille ! »
Ce manque d’inquiétude de la part de son mari n’étonnait point Clémence. De vieux conflits opposait la sœur de son mari et lui. Les conflits familiaux sont toujours tenaces comme tout le monde sait bien, et cela faisait plus de dix-neuf ans, soit depuis la naissance d’Angélique, qu’ils ne se parlaient plus. Une histoire de jalousie, ou un truc comme ça, comme disait Hélène parfois. Quelle fut sa surprise lorsque son neveu lui demanda un stage. Et il accepta, par intelligence bien sûr. Bref, si la mère est méchante, peut être que le fils ne l’est pas.
Hélène déambulait dans le couloir réveillée par la voix animée de Clémence, et Angélique la rejoignit à l’intersection des toilettes, d’une chambre et du salon. Mais finalement, suite à l’expression du pourquoi du comment Clémence était dans cet état, les deux cousines prirent un bol et s’affalèrent devant la télévision, espérant que je ne sais quelle émission chouette passe à cet instant.
L’absence d’Antoine ne choqua ni n’anima plus que ça.
Lorsqu’à huit heures et demie environ, quelqu’un toqua à la porte, la maman toujours inquiète se jeta sur la poignée pour ouvrir ! Devant elle se dressait un magnifique jeune homme aux yeux d’un bleu intense qui contrastaient grandement avec ses cheveux sombres. Il s’adressa à elle poliment :
_ Bonjour madame, excusez moi de vous déranger mais, est ce qu’une Angélique habite ici ?
Surprise par ce jeune homme si beau qui demandait sa fille, elle eut un temps de réaction avant de l’appeler, le fixant et dénotant tout les détails de sa carrure, de son visage.
_ AAANNNGGEEEELIIIIQQQUUUE ! QUELQU’UN POUR TOI hurla-t-elle pour qu’on puisse l’entendre de loin.
_ Maman je suis a dix mètres de toi dans le salon pas la peine de crier aussi fort ! »
Elle se leva, et arriva dans une chemise de nuit qui transformait quelque peu ses formes en sac à patates, parsemée de ci de là de tâches de nourriture suspectes (confiture, lait, vous savez quand on n’est pas très réveillé)… elle n’était pas à ce qu’on appelle, son avantage. Les cheveux ébouriffés, les yeux bouffis par le sommeil et la démarche lente et fantomatique. Elle ne fit pas attention à son apparence et pensait qu’il s’agissait d’une copine.
Erreur…
Lorsqu’elle vit le visage si beau, si pure de Maxime, elle se frotta les yeux afin de savoir si tout cela était bien réel. Se rendant compte de sa tenue peu ragoutante, elle essaya tant bien que mal de se recoiffer et d’avoir un air plus … plus … sexy.
_ Euh… qu’est ce que tu fais là ?
* ça y est, ça y est, il veut me dire ce que j’attends depuis si longtemps. Il m’aime aussi, je le savais ! Pourquoi a-t-il fallu qu’il vienne a cette heure-ci ! Bon Sang !J’espère que ma tête du matin ne sera pas un frein a notre relation, si tendre, si sensuelle, si amoureuse…*
_ Salut… euh… excuse moi de te déranger si tôt, je …, il tourna la tête gêné de la surprendre ainsi.
_ Ah mais … c’est pas très grave … entre je t’en prie ! Fit-elle essayant de cacher la récente tâche de lait sur le haut de son sein droit.
_ J’ai pas trop le temps, c’était juste pour … pour…. »
*Dis le Dis le Dis le !*
_ Ton cousin…
*Connard ! -.- *
_ Ah… Il est où ?
_ Ben il a passé la nuit avec moi… euh non ! Chez nous ! Héhé… euh … pardon, lui répondit Maxime visiblement très gêné et retourné par l’épisode de la salle de bain.
_ Quoi ?!
_ Il est dans la voiture là… un peu KO, mais voila… heureusement que Joe n’étais pas de service parce que sinon je ne sais pas comment on l’aurait ramené !
_ Il est où là Joe ?
_ Dans la voiture.
_ Attends moi ici 2 secondes ok ?! »
Elle repartit dans sa chambre, revêtit une tenue propre et s’attacha les cheveux. Elle revint et sans prendre garde à Maxime, toujours devant la porte, elle se dirigea directement vers la voiture, avec Joe au volant.
Joe était un ancien serveur du resto où ils travaillaient tous. C’était un bon pote de tout le monde, et plus particulièrement d’Angélique, mais seulement un ami (les femmes de l’attiraient guère). Avec la pincée de féminité qu’ont les homosexuels, il avait tout de suite perçu la petite lueur dans les yeux d’Angélique quand Maxime lui parlait, et cette voix, posée qu’elle prenait avec lui, ce que les mecs eux, ne voyait pas.
_ Joe, qu’est ce qui s’est passé ?
_ Ton cousin a essayé de violer Maxime copine…
_ Pardon ?
_ C’est ce que Maxime m’a raconté ! Le pauvre chou, il est tout traumatisé ! C’est dommage il est si mignon.
_ EH oh !
_ Oups ! Pardon chérie ! Mais ton cousin aussi il est pas mal ! Enfin bref, il m’a appelé parce qu’il voulait à tout prix le ramener chez toi, il a cherché dans l’annuaire ton adresse, il m’a appelé comme j’étais le seul apte à transporter ton mignon petit cousin ! S’excusa Joe
_ Pourquoi il l’a pas laissé dessaouler chez lui !
_ Mais je t’ai dit chéri ! Il a essayé de le violer ! Et puis, peut être qu’il ne voulait pas que tu t’inquiètes poussin, c’est chou !
_ Ok … merci en tout cas de l’avoir ramené Joe, je te revaudrais ça !
_ Tu m’arranges un coup avec ton cousin alors, lui dit il en faisant un clin d’œil.
_ Joe !
A SUIVRE
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Elle te fais l'éloge du beau maxime pour finir par le traiter de connard!
en fait je crois que je viens de comprendre : Joe n'est apparu que dans ce chapitre,c'est ça?






Lilly
sam 31 oct 2009 11:57