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CHAPITRE
3
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Minuit trente cinq, le
téléphone vibra sur la table du salon. Une fois, deux fois puis la
lumière s’éteignit. Antoine lâcha son ordinateur quelques
secondes afin de prendre le téléphone portable.
« Message
reçu à : 00.35
De :
Angélique
Allé, viens, devant le resto. »
* Très bref, dis donc elle ne
s’attarde pas en mots de trop. Simple et directe, elle me
plait bien cette cousine ! Je suis prêt, je n’ai plus
qu’à me mettre en route. J’espère que les filles des
îles sont des bombes, je suis chaud ce
soir.*
Après dix minutes de marche
et en suivant bien les instructions de sa cousine, il arriva et
s’assit sur le muret en face du restaurant. Il vit de jolies
filles passer, pas mal, se disait-il. Les robes courtes et les
jupes étaient plus qu’appréciables surtout en cette chaleur
intense. Il y en avait pour tous les gouts ! Petite,
Grande, Mince, bien en chair, timide, extravertie et elles avaient
toutes leurs personnalités éclatantes et différentes. Chacune son
style, son approche. Quelques une n’étaient que de vulgaires
allumeuses ce qui, ne déplaisait pas pour autant à Antoine.
Soudainement il eut comme un nœud dans l’estomac, une
angoisse, un haut-le-cœur, ses yeux s’agrandirent et sa
bouche s’arrondit. Il resta scotché sur place, fixé, collé au
muret, le cou comme plâtré et le regard fixe.
Il vit quelqu’un qu’il n’aurait jamais cru voir
ici, cette personne l’avait vraisemblablement
suivi…
***
« Hey les mecs vous
m’attendez quand même ! leur rappela
Angélique
- Ouais ouais,
t’inquiètes pas, répondit un des trois garçons à qui elle
s’adressait.
- De toute façon, je dois
attendre mon cousin devant, on se retrouve là
bas.
- Mais t’en fais pas on
t’oubliera pas, lui sortit un deuxième plus petit en souriant
et en s’approchant de façon trop langoureuse pour Angélique
qui lui lança des yeux des plus meurtriers.
- T’as fini de draguer
les plus jeunes, trouve des filles de ton âge merde, rétorqua le
troisième. »
Et ils partirent à
l’endroit du rendez vous.
Le premier se nommait Jean, le
second, Erick et le troisième Maxime. Trois jeunes gens bien dans
leurs baskets et plus que pervers pour Angélique qui s’en
méfiait parfois comme de la peste. Surtout quand Erick lui lançait
un de ces regards étranges qu’elle ne savait jamais vraiment
comment interpréter. Elle savait qu’il avait une copine en
France et ne comprenait pourquoi ça ne l’empêchait pas
d’avoir des « plans culs » comme il disait si
bien. Jean, lui,
était un « mec d’ici », plutôt railleur, parlant
fort avec un accent des plus bizarre mais qui faisait toujours
rire. Un peu simplet parfois mais adorable et toujours là pour
aider. Et le troisième, ah le troisième. Il faisait tourner la tête
d’Angélique plutôt deux fois qu’une. Des yeux
d’un bleu magnifique et des cheveux noirs de jais, un sourire
magnifique, un mètre quatre vingt trois, mince, protecteur, drôle
et gentil avec elle. Seul point négatif, il considérait Angélique
plus comme un pote qu’une fille. Ils parlaient de tout
ensemble et rigolaient bien, mais à chaque fois, il parlait
d’elle comme d’un ami et des autres filles comme des
salopes «supers bonnes ». Elle savait qu’il la
considérait comme sa petite sœur, une petite chose bien
dégourdie mais qui demande quand même qu’on la protège. Des
fois, Angélique aurait aimé être une de ces filles dont il lui
parlait, mais en même temps, elle se contentait de son rôle et se
félicitait des rapports qu’elle avait avec
lui.
Après le service, comme prévu,
Antoine arriva bien avant qu’Angélique ne sorte. Les derniers
clients servis elle se repoudra le nez, enfila son short, ses
espadrilles et partit. Il l’attendait devant. Peut être avait
il croisé ses trois amis qui deviendrait peut être aussi les
siens.
***
« Ah ils sont là
bas ! lui souffla Angélique- heureusement qu’ils
devaient nous attendre, continua-t-elle d’un ton
ironique. »
Antoine et la jeune fille se
faufilait entre les corps transpirants, brûlants qui dansaient
frénétiquement sur la piste de danse sur un air d’électro.
Ils se tortillaient dans tout les sens et le passage devenait
difficile, quoique pas si désagréable pour Antoine lorsqu’il
passait à côté de certaines personnes… Avec indifférence et
agilité, Angélique arriva sans peine aux trois
compères.
« Merci d’avoir
attendu…, les gronda-t-elle
- Tu ne nous présente
pas ? lui demanda Maxime.
- euh, si si, répliqua-t-elle
rouge de honte pour avoir oublié ce détail, alors voici Antoine,
mon cousin qui est là depuis peu, et Antoine, voici mes collègues
et amis, Erick, Jean et Maxime.
- Tu aurais pu dire
« amant » pour moi, lança Erick
-
Ferme-la. »
Ils se serrèrent la main et
Erick donna une bourrade dans le dos d’Antoine en signe
d’affection, et celui-ci la rendit aussitôt. Ils prirent tous
un verre et allèrent s’amuser tous ensemble. Alors
qu’Antoine, la bière à la main, ayant rejoint les gens qui se
tortillent avec Erick et Jean, Maxime et Angélique, moins
d’humeur à danser sirotait leurs boissons tranquillement au
bar, côte à côte, discutant parfois.
« Il a l’air sympa
ton cousin !
- Pourquoi tu ne vas pas danser
et faire l’australopithèque comme tu le fais si bien avec
Erick ? Continua Angélique en ignorant ce que venait de dire
Maxime
- J’ai pas trop envie ce
soir.
- Pas de prises
intéressantes ?
- Non ce n’est pas ça, je
suis claqué c’est tout.
- ça ne te ressemble pas !
T’es toujours là d’habitude pour faire le pitre et
déconner, et puis tout à l’heure tu avais l’air
d’avoir envie de rigoler et de t’amuser- elle
s’approcha un peu plus de lui et lui chuchota à
l’oreille- c’est parce que je suis venue avec mon
cousin ?
- Non non, dit-il en secouant
la tête, essayant de chasser une pensée de sa tête, il ajouta en se
levant- je vais prendre l’air, je reviens.
- Ah non, me laisse pas toute
seule !
- Je
reviens !
- Mouais
Ok. »
Qu’avait Maxime, il se
sentait mal ou quoi ?
Les trois énergumènes
comprenant ses collègues et son cousin, revinrent en sueur
demandant un verre au bar. Ils avaient l’intention de finir
par terre, ça Angélique le savait. Antoine tenait bien ce
n’était pas le problème, Erick aussi, même si les sous
entendus pervers étaient plus persistants, mais Jean… Jean
était un peu « grave » parfois…
Son cousin s’assit à côté
d’elle, pendant que les deux autres s’humidifiaient le
gosier avec quelque chose de frais.
« Tu ne t’amuses
pas ? Je te croyais plus fêtarde que ça,
cousine !
- Si si mais je suis un peu
fatiguée moi aussi ce soir…
- Petite joueuse va !
Sinon, merci de m’avoir proposé de venir
- Y a pas de
quoi.
- Et…,- il hésita - le
troisième pote il a quoi ? euh … Maxime c’est
ça ?
- J’en sais
rien. »
Elle partit agacée. Maxime, son
beau Maxime ne s’amusait pas, se sentait mal et ça lui minait
le moral. Il était bien jusqu’à ce qu’on arrive en
boîte. Il est jaloux d’Antoine ? Il n’a pas à
l’être, Antoine et beau, certes, mais Maxime lui, c’est
plus qu’un dieu. Je devrais tellement lui dire à quel point
je l’admire… et plus même.
Maxime était seul sur la plage.
Il regardait l’horizon. La lune presque plein se reflétait
dans la mer calme et c’était si beau. Le ciel était très
étoilé, magnifique. Comme c’est romantique se disait-elle. Et
lui, il avait le visage vers le ciel, éclairé par la lune, il était
si beau. Elle s’attarda sur cette image si fantastique et
magique qu’elle ne manqua pas de graver dans sa
mémoire.
Ce soir là elle s’assit à
côté de lui et ils parlèrent au clair de lune .De ce moment sur la
plage, jamais il ne lui a dit ce qui le tracassait tant et jamais
elle ne lui avoua son amour pour lui. De toute cette soirée ils
discutèrent de tout et de rien, ils ne revinrent pas avec leurs
amis et chacun rentra chez soi.
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A
SUIVRE
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