Yaoi

Yaoi - Chapitre 1  (Yaoi) posté le vendredi 30 janvier 2009 21:15

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Chapitre 1

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          Il prit doucement sa tasse et la porta à ses lèvres. Les yeux clos il savourait à petites gorgées son cappuccino brûlant mais si doux et sucré. La mousse se déposa sur ses lèvres et il l’enleva d’un coup de langue gourmand. Sa tasse posée, il fit face à l’ennemie, la regardant droit dans les yeux, sans fléchir. Le délice lui avait donné du courage et de l’aplomb.

          Elle non plus ne se laissait pas fléchir. Elle prit son air dur et le fixait la tête haute. C’était un face à face tendu où aucun des deux opposants ne se laissait intimider.

 

_ Ce n’est que deux mois ! Lâcha-t-il enfin.

_ Deux mois à Vingt Deux Mille Kilomètres ! Je ne peux pas te laisser partir ! IMPOSSIBLE !

_ Mais… IL FAUT QUE JE FASSE CE STAGE !

_ Tu peux très bien t’en trouver un plus près ! je sais pas moi… à Nantes ! C’est pas loin Nantes !

_ Quelle égoïste tu fais ! Peut être que j’ai envie de voyager, de découvrir d’autres choses, loin de ce bled ! Peut être que j’ai envie d’être LOIN DE TOI !

 

          Il accentua bien les trois derniers mots de sa phrase.

Elle resta figée, son visage se décomposait lentement sous le coup de ces mots si durs. Le jeune homme marqua un temps de pause, afin qu’elle puisse «  digérer » ses paroles puis repris d’un ton plus serein :

 

_ Ecoute, C’est une chance inespérée pour moi de sortir d’ici ! J’aime bien la France, les soirées étudiantes, les froids matins d’hiver et les capuccinos bien chaud près du radiateur, mais j’ai envie de partir. Et puis, j’ai de la famille là-bas !

_ C’… C’est pas ce ça que tu voulais dire.Si tu m’as fait venir c’est que …

_ Ah ! C’est ça que j’aime chez toi ! Ta perspicacité ! Oui c’est vrai, je ne t’ai pas fait venir que pour te dire que je partais d’ici, mais aussi pour te dire que … C’est fini entre nous.

 

          Elle baissa la tête, rejoignit les mains sur ses genoux et cacha son visage sous sa frange blonde tandis que lui sans aucun scrupules, appuyait son coude sur la table, soutenant sa tête et la regardant d’un air déçu.

 

          Il paya et partit.

 

* Voila une chose de fait, je n’ai plus de cruche qui me retiens ici. Je vais pouvoir partir. Allons, ne nous attristons pas sur elle. Elle l’aura… En quelques sortes… Cherché ! Fallait réfléchir avant de me filer son numéro. Et elle espérait que je la console aussi ? Comme quoi 3 mois avec elle c’est bien trop. Pourtant j’ai pas été fidèle ni irréprochable. Elle aurait pu me larguer depuis bien bien longtemps. Elle le fait pas, je lui pique le tour. C’est le jeu.*

 

          Oui, Antoine prenait l’amour pour un jeu. Il allait, venait, torturait, délaissait, trompait et enfin larguait. Il ne respectait aucun cœur et n’en avait... pour ainsi dire, pas moins. Les seules et uniques règles du jeu étaient:

          Ne pas se laisser embarquer sentimentalement

          Ne pas faire des projets

          Ne pas dépasser 2 mois

 

          C’était le code qui régissait sa vie sexuelle, pour ne pas dire amoureuse. Il avait violé le code et voila ce qui était arrivé. Au début de sa découverte des femmes, du plaisir et de la séduction, il n’y avait aucune règle, aucune. Il n’aimait pas vraiment mais s’attachait. Après quelques expériences douloureuses, ou mal vécues, il s’imposa à lui-même des règles. Personne n’avait d’importance, à part quand il pouvait goulument prendre son pied et s’amuser.  Les rares personnes qui avaient de l’importance pour lui ( sans lui apporter quoi que ce soit) étaient quelques potes et sa famille quand même.

 

          Il remonta l’avenue et se posta devant un arrêt de bus. Il attendit un bon quart d’heure, son Ipod dans les oreilles, les yeux rivés sur les voitures qui passaient. La musique passait sans qu’il l’écoute vraiment, comme un fond sonore. Une vieille dame s’assit alors à côté de lui.

 

**

 

          La japonaise commanda  «  a juice » dans un très mauvais anglais à l’hôtesse de l’air, qui marqua un temps de pause comme pour comprendre. La jeune fille prit un magazine français et commença à s’extasier avec enthousiasme dessus, même si elle ne pouvait rien comprendre… Antoine remua la tête en signe de moquerie et prit un air de «  et dire que c’est comme ça depuis des heures… ». Elle était belle cette serveuse. Très respectueuse des préjugés sur sa profession, elle concordait parfaitement ave l’image qu’on s’en faisait : Belle, élancée, aimable. Ses cheveux blond tirés et son tailleur bien ajusté la rendait plus belle encore et fit rire gentiment Antoine qui se rappelait des films qu’il regardait, les premiers américains ou des drames et des accidents se passait dans l’avion, où toute les hôtesses de l’air avaient la même tête, la même coiffure.

 

          Antoine, les écouteurs à usage unique dans les oreilles regardait par le hublot tout en écoutant les sketches d’humoristes français qui passaient en boucle depuis 3 heures au moins. Bientôt il connaîtrait toutes leurs blagues par cœur. Ça va l’avancer dans son stage, qui sait ? Peut être que ça lui ouvrira des portes dans une industrie internationale minière !

          Déjà plus de 10 heures de vol au moins. Il ne savait pas depuis combien de temps il était cet avion, mais une escale de deux heures a Tokyo avait déjà été faite, embarquant ainsi plus d’une vingtaine de coréens, japonais, chinois, tout ce que vous voulez qui peut avoir les yeux bridés et qui parle anglais avec un de ces accents…Pour arriver a destination 22 heures de vol en tout était nécessaire. Il n’aimait pas particulièrement l’avion mais bon. On y était serré comme des sardines, on ne pouvait pas s’allonger, les écrans de télévision des airbus étaient si petits qu’on se crevait les yeux pour voir un film et des enfants dissipés braillaient depuis 10 minutes au moins. Le seul point positif était la magnifique hôtesse de l’air qu’il ne manquait pas de reluquer à chaque passage, comme les petits vieux pervers de l’avion d’ailleurs, où les jeunes adolescents puceaux… Il ne faisait pas parti de ces deux classes là, se disait-il, soulagé. Lui il était plutôt, Don Juan, séducteur. Mais attention, pas frimeur. Il avait conscience de sa beauté et de son intelligence ( rien que ça…) mais n’en abusait pas pour autant. Il savait se montrer naturel et distant. La drague de lourd ce n’était pas son truc, d’ailleurs la drague tout court, il ne pratiquait pas. Ce… Don Juan restait simplement lui et n’usait d’aucun artifice, d’aucune phrase tirée d’un James Bond ou autre et surtout d’aucune métaphore ou comparaison, aussi poétique soit elle. Antoine trouvait cela stupide et sans intérêt… à part pour vous ridiculiser évidemment !

          Sinon, l’avion n’était pas ce qu’on appelle le top, ni la classe affaire d’ailleurs… Mais enfin bref, dans quelques heures il serait sous les Tropiques, au soleil, sous des températures agréables, il pourrait profiter de la plage et autres loisirs de vacanciers. Bon, Antoine n’était pas en «  vacances », mais en stage, en stage ! Il ne fallait tout de même pas l’oublier.

 

A SUIVRE

 

PS: Merci pour la faute Léonie ;) !

C'était choquant effectivement !

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Yaoi - Chapitre 2  (Yaoi) posté le vendredi 13 février 2009 01:33

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CHAPITRE 2

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«  Salut ! »

 

Après une nuit plutôt difficile de par le décalage horaire, Antoine rencontrait sa cousine, qui elle, plus qu’endormie, marmonna un salut morne après celui de sa petite sœur. Son arrivée de la veille, s’était passée sans incident, après qu’il soit sorti de l’avion et qu’il eut fait un clin d’œil complice à Elisa, l’hôtesse de l’air, une chaleur pesante lui était tombée sur les épaules. Ses grands parents (en vacances chez son oncle) ainsi que son oncle l’accueillaient à la sortie de l’aéroport. Etant donné l’heure locale tardive, ses deux cousines n’étaient pas venues et ce n’était que ce matin là qu’il eut le plaisir de les rencontrer. Le bonjour enjoué de la plus petite et le salut très fatiguée de la grande. Il leur répondit avec enjouement.

 

* Comme c’est excitant ! Un nouveau pays, de nouvelles personnes ! Il est encore tôt mais tout est à découvrir !! *

 

Le ciel était bleu et la lumière vive, le vent doux mais la chaleur plutôt intense, ce qui ne semblait déranger que lui. Toute la petite famille de son oncle devait y être habituée ! Lui en tee-shirt et en short dégoulinait tandis que ses cousines et sa tante étaient en pantalon jogging ! C’était comme s’il suait pour tout le monde. Quelques moustiques commençait à s’aventurer sur la terrasse et Antoine comprit vite qu’ils n’étaient pas aussi chaleureux que la maisonnée. La plus petite des deux sœurs, Hélène vit son embarras devant ses vampires et lui sourit d’un air compatissant.

 

«  C’est parce que tu as le sang frais qu’ils te piquent ! Comprends-les ! » lui glissa-t-elle.

 

Tout le monde ria de bon cœur à cette mignonne comparaison. La mère mit un anti-moustique et la famille déjeuna.

Les conversations allaient de bons trains et chacun questionnait Antoine sur son voyage. 

 

« La climatisation n’était pas trop forte ? Parce que des fois on y gèle ! enchaina sa grand-mère.

- Non non, souriait-il se souvenant de la sueur d’Elisa et la sienne mélangée, de leurs deux corps entrelacés dans un recoin de l’avion.

- Et le vol ? Pas trop long ? tonna la petite voix d’hélène.

- La première partie m’a paru longue mais la seconde… disait il encore en souriant

- C’est étrange, d’habitude c’est plutôt la seconde partie la plus longue ! »

 

Et les sujets concernant les travaux en cours reprenaient bon train. Qu’allais-t-il faire aujourd’hui ? Pas grand-chose en tout les cas, ou si, lutter contre le sommeil, en attendant de tout découvrir.

 

***

 

« Maman, je peux sortir ce soir ? Après le boulot, on sort tous, déclara Angélique

-Hum - elle hésita un instant – Oui bien sûr ! Après tout tu es majeure maintenant ! Mais je voudrais que tu rentres tout de même, ne passes pas la nuit dehors.

- oui Maman, ne t’inquiètes pas, je serais rentrée pour cinq heures.

- Cinq heures !!! Tu ne trouves pas ça un peu tard… ou Tôt !

- Le service se termine vers minuit ! Que veux tu que je fasse si je rentre à une heure ! Dis le moi ! S’exclama Angélique

- Oh et puis tu es grande, tu as raison ! Mais… Emmène donc ton cousin ! Cela  fait une semaine qu’il est là et il n’a pas d’amis ici.

- En même temps, trouves toi des amis dans le trou perdu où il est en stage… Dit-elle avec une moue déconcertée et désolée pour lui.

- Donc ?

- Oui, il viendra, s’il en a envie aussi ! »

 

La plus grande des cousines travaillait comme serveuse à mi temps dans un restaurant gastronomique. Son bac en poche, elle n’attendait plus que le «  oui » pour son entrée en prépa. La prépa de Nouméa était réputée pour accueillir les meilleurs élèves et pour avoir un taux de réussite plus qu’élevé. De cette prépa sortaient de futurs ingénieurs, polytechniciens et autres… L’ambition, c’n’était pas ce qui manquant à Angélique. Des résultats exceptionnels tout le long de sa scolarité, une mention très bien au bac, un comportement exemplaire, son permis en poche, elle n’attendait plus que son «  oui » suivi de son entrée en école d’ingénieur et par conséquent, son billet vers d’autres cieux.

 En attendant que tout cet avenir glorieux vienne à elle, ou le contraire, elle travaillait afin de pouvoir vivre confortablement en France. Dans deux ans elle y serait, à elle les soirées étudiantes, son appart’ pour elle toute seule, le shopping de luxe…

 Dans le restaurant où elle travaillait la moyenne d’âge était peu élevée, dix huit ans et demi tout au plus. Tous n’étaient que des gens venus de France pour découvrir un autre pays, d’autres cultures. Bien qu’un peu déçus par le folklore local, et par le manque de découverte touristique à Nouméa, n’ayant pas le temps d’aller au dehors de la ville, ils ne rataient pourtant pas une occasion pour sortir danser, draguer, boire, et  bien d’autre loisirs très urbains. Des exploits, il y en eut beaucoup durant leurs escapades nuptiales et ils ne manquaient d’informer leurs collègues et amis de leurs prouesses. Aussi bien au lit qu’en boite, c’était assez spécial.

Souvent elle les écoutait pendant la pause du déjeuner. Parfois ses collègues parlaient de la métropole, de leurs libertés incroyables et des choses inimaginables qu’ils avaient pu faire dans ce pays encore plus moderne que le sien. Angélique ne les enviait qu’à moitié. Après tout, elle aussi avait connu une superbe enfance et sous les Tropiques en plus.

 

Antoine n’était pas trop fatigué et ce n’était pas un problème pour lui de sortir, même en étant pas encore dans le décalage horaire. Il avait l’habitude de sortir, souvent et même très souvent. Les fêtes, soirées, apéros rythmaient sa vie d’étudiant. Il ne se passait pas un jour de la semaine sans qu’une sortie en boite soit faite ou qu’un groupe d’étudiants organise une « petite » fiesta. Le fait qu’ils soient en cours le lendemain ne les dérangeait aucunement et les devoirs surveillés ne les impressionnaient pas non plus. De toute façon ils s’en sortaient à chaque fois, ses potes et lui, avec une note très correcte. C’était un rythme dur à prendre, des mois d’entrainement, de travail et de labeur pour réussir à garder de l’énergie pour les cours sans pour autant se ménager durant les fêtes. Un tempo à prendre, rapide, difficile, fatiguant mais à la longue habituel et monotone.

Il fut convenu qu’ils se retrouveraient, Antoine et sa cousine devant le restaurant après son service. Angélique réquisitionna le téléphone de sa sœur, qui n’était pas d’accord, et le donna à Antoine.

           

 « Je t’appelle vers minuit, le temps que t’arrive on sera sortis, enfin bref, j’passerais un coup de fil pour te dire quand c’est bientôt la fin ! lui dit-elle d’un ton plutôt autoritaire.

 -Pas de problème, par contre, j’aimerais bien connaître la route pour y aller ce serait cool ! »

 

Elle lui expliqua la route et partit.

 

A SUIVRE

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Yaoi - Chapitre 3  (Yaoi) posté le mercredi 18 février 2009 05:42

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CHAPITRE 3

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Minuit trente cinq, le téléphone vibra sur la table du salon. Une fois, deux fois puis la lumière s’éteignit. Antoine lâcha son ordinateur quelques secondes afin de prendre le téléphone portable.

 

« Message reçu à : 00.35

  De : Angélique

 Allé, viens, devant le resto. »

 

* Très bref, dis donc elle ne s’attarde pas en mots de trop. Simple et directe, elle me plait bien cette cousine ! Je suis prêt, je n’ai plus qu’à me mettre en route. J’espère que les filles des îles sont des bombes, je suis chaud ce soir.*

 

Après dix minutes de marche et en suivant bien les instructions de sa cousine, il arriva et s’assit sur le muret en face du restaurant. Il vit de jolies filles passer, pas mal, se disait-il. Les robes courtes et les jupes étaient plus qu’appréciables surtout en cette chaleur intense. Il y en avait pour tous les gouts ! Petite, Grande, Mince, bien en chair, timide, extravertie et elles avaient toutes leurs personnalités éclatantes et différentes. Chacune son style, son approche. Quelques une n’étaient que de vulgaires allumeuses ce qui, ne déplaisait pas pour autant à Antoine. Soudainement il eut comme un nœud dans l’estomac, une angoisse, un haut-le-cœur, ses yeux s’agrandirent et sa bouche s’arrondit. Il resta scotché sur place, fixé, collé au muret, le cou comme plâtré et le regard fixe. Il vit quelqu’un qu’il n’aurait jamais cru voir ici, cette personne l’avait vraisemblablement suivi…

 

***

 

« Hey les mecs vous m’attendez quand même ! leur rappela Angélique

- Ouais ouais, t’inquiètes pas, répondit un des trois garçons à qui elle s’adressait.

- De toute façon, je dois attendre mon cousin devant, on se retrouve là bas.

- Mais t’en fais pas on t’oubliera pas, lui sortit un deuxième plus petit en souriant et en s’approchant de façon trop langoureuse pour Angélique qui lui lança des yeux des plus meurtriers.

- T’as fini de draguer les plus jeunes, trouve des filles de ton âge merde, rétorqua le troisième. »

 

Et ils partirent à l’endroit du rendez vous.

 

Le premier se nommait Jean, le second, Erick et le troisième Maxime. Trois jeunes gens bien dans leurs baskets et plus que pervers pour Angélique qui s’en méfiait parfois comme de la peste. Surtout quand Erick lui lançait un de ces regards étranges qu’elle ne savait jamais vraiment comment interpréter. Elle savait qu’il avait une copine en France et ne comprenait pourquoi ça ne l’empêchait pas d’avoir des «  plans culs » comme il disait si bien. Jean, lui,  était un «  mec d’ici », plutôt railleur, parlant fort avec un accent des plus bizarre mais qui faisait toujours rire. Un peu simplet parfois mais adorable et toujours là pour aider. Et le troisième, ah le troisième. Il faisait tourner la tête d’Angélique plutôt deux fois qu’une. Des yeux d’un bleu magnifique et des cheveux noirs de jais, un sourire magnifique, un mètre quatre vingt trois, mince, protecteur, drôle et gentil avec elle. Seul point négatif, il considérait Angélique plus comme un pote qu’une fille. Ils parlaient de tout ensemble et rigolaient bien, mais à chaque fois, il parlait d’elle comme d’un ami et des autres filles comme des salopes «supers bonnes ». Elle savait qu’il la considérait comme sa petite sœur, une petite chose bien dégourdie mais qui demande quand même qu’on la protège. Des fois, Angélique aurait aimé être une de ces filles dont il lui parlait, mais en même temps, elle se contentait de son rôle et se félicitait des rapports qu’elle avait avec lui.

 

Après le service, comme prévu, Antoine arriva bien avant qu’Angélique ne sorte. Les derniers clients servis elle se repoudra le nez, enfila son short, ses espadrilles et partit. Il l’attendait devant. Peut être avait il croisé ses trois amis qui deviendrait peut être aussi les siens.

 

***

 

«  Ah ils sont là bas ! lui souffla Angélique- heureusement qu’ils devaient nous attendre, continua-t-elle d’un ton ironique. »

 

Antoine et la jeune fille se faufilait entre les corps transpirants, brûlants qui dansaient frénétiquement sur la piste de danse sur un air d’électro. Ils se tortillaient dans tout les sens et le passage devenait difficile, quoique pas si désagréable pour Antoine lorsqu’il passait à côté de certaines personnes… Avec indifférence et agilité, Angélique arriva sans peine aux trois compères.

 

«  Merci d’avoir attendu…, les gronda-t-elle

- Tu ne nous présente pas ? lui demanda Maxime.

- euh, si si, répliqua-t-elle rouge de honte pour avoir oublié ce détail, alors voici Antoine, mon cousin qui est là depuis peu, et Antoine, voici mes collègues et amis, Erick, Jean et Maxime.

- Tu aurais pu dire « amant » pour moi, lança Erick

- Ferme-la. »

 

Ils se serrèrent la main et Erick donna une bourrade dans le dos d’Antoine en signe d’affection, et celui-ci la rendit aussitôt. Ils prirent tous un verre et allèrent s’amuser tous ensemble. Alors qu’Antoine, la bière à la main, ayant rejoint les gens qui se tortillent avec Erick et Jean, Maxime et Angélique, moins d’humeur à danser sirotait leurs boissons tranquillement au bar, côte à côte, discutant parfois.

 

«  Il a l’air sympa ton cousin !

- Pourquoi tu ne vas pas danser et faire l’australopithèque comme tu le fais si bien avec Erick ? Continua Angélique en ignorant ce que venait de dire Maxime

- J’ai pas trop envie ce soir.

- Pas de prises intéressantes ?

- Non ce n’est pas ça, je suis claqué c’est tout.

- ça ne te ressemble pas ! T’es toujours là d’habitude pour faire le pitre et déconner, et puis tout à l’heure tu avais l’air d’avoir envie de rigoler et de t’amuser- elle s’approcha un peu plus de lui et lui chuchota à l’oreille- c’est parce que je suis venue avec mon cousin ?

- Non non, dit-il en secouant la tête, essayant de chasser une pensée de sa tête, il ajouta en se levant- je vais prendre l’air, je reviens.

- Ah non, me laisse pas toute seule !

-  Je reviens !

- Mouais Ok. »

 

Qu’avait Maxime, il se sentait mal ou quoi ?

 

Les trois énergumènes comprenant ses collègues et son cousin, revinrent en sueur demandant un verre au bar. Ils avaient l’intention de finir par terre, ça Angélique le savait. Antoine tenait bien ce n’était pas le problème, Erick aussi, même si les sous entendus pervers étaient plus persistants, mais Jean… Jean était un peu « grave » parfois…

Son cousin s’assit à côté d’elle, pendant que les deux autres s’humidifiaient le gosier avec quelque chose de frais.

 

«  Tu ne t’amuses pas ? Je te croyais plus fêtarde que ça, cousine !

- Si si mais je suis un peu fatiguée moi aussi ce soir…

- Petite joueuse va ! Sinon, merci de m’avoir proposé de venir

- Y a pas de quoi.

- Et…,- il hésita - le troisième pote il a quoi ? euh … Maxime c’est ça ?

- J’en sais rien. »

 

Elle partit agacée. Maxime, son beau Maxime ne s’amusait pas, se sentait mal et ça lui minait le moral. Il était bien jusqu’à ce qu’on arrive en boîte. Il est jaloux d’Antoine ? Il n’a pas à l’être, Antoine et beau, certes, mais Maxime lui, c’est plus qu’un dieu. Je devrais tellement lui dire à quel point je l’admire… et plus même.

Maxime était seul sur la plage. Il regardait l’horizon. La lune presque plein se reflétait dans la mer calme et c’était si beau. Le ciel était très étoilé, magnifique. Comme c’est romantique se disait-elle. Et lui, il avait le visage vers le ciel, éclairé par la lune, il était si beau. Elle s’attarda sur cette image si fantastique et magique qu’elle ne manqua pas de graver dans sa mémoire.

Ce soir là elle s’assit à côté de lui et ils parlèrent au clair de lune .De ce moment sur la plage, jamais il ne lui a dit ce qui le tracassait tant et jamais elle ne lui avoua son amour pour lui. De toute cette soirée ils discutèrent de tout et de rien, ils ne revinrent pas avec leurs amis et chacun rentra chez soi.

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A SUIVRE 

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Yaoi - Chapitre 4  (Yaoi) posté le dimanche 01 mars 2009 09:17

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CHAPITRE 4

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          Aujourd’hui on est Lundi. Le lundi était un bon jour. On ne se fatiguait pas trop au service, mais l’on ne s’ennuyait pas non plus, à part quelques fois où les clients se faisaient très rares. Les collègues étaient toujours de bonne humeur et plaisantaient souvent au sujet du gros service de la veille ou de leur conquêtes de la nuit précédente. Généralement, le lundi, c’était un jour « cool ». Fatigué par la fête, on se levait tranquillement, ayant de la mise en place à faire mais pas de gros service. La Sous- Chef, souvent satisfaite du service de la veille, laissait les fêtards et autres venir plus tard.

          Aujourd’hui, Erick était en repos le matin, comme souvent il l’était. Par contre, Maxime, lui, n’avait pas ce privilège.

 

          Alors, comme tout les lundis, il se levait vers huit heures et demi, neuf heures pour se rendre à pied au restaurant qui n’était qu’à un kilomètre à peine de leur domicile. Comme tout les lundis aussi, il se réveillait difficilement, car il était de ceux «  qui ne sont pas du matin » comme disait la Sous-Chef. Comme tout les lundis, il n’avait pas envie de travailler, il faisait une de ces têtes d’enterrement dont seul lui avait le secret. A vingt ans, il avait déjà son train-train quotidien, bien qu’il ne soit arrivé que depuis trois ou quatre mois en Nouvelle Calédonie. Il trouvait cela joli, agréable, mais le travail l’empêchait de voir au-delà de ces seuls mots. Malgré ses yeux magnifiques, son visage gentil et doux, sa taille grande et son corps fin et viril comme il le faut, Maxime n’était pas de ceux qu’on appelle des « tombeurs ». Si, il y avait Angélique, mais il avait un voile en face des yeux qui l’empêchait de voir à quel point il lui faisait tourner la tête. Il ne s’en rendait pas compte, pourtant c’était comme le nez au milieu de la figure, c’était plus que flagrant. Elle était trop jeune pour lui, ça ne se faisait pas d’importuner les jeunes filles. Et puis, Angélique, il l’avait adoptée, c’était sa sœur du pays, car loin de sa famille qui lui manquait énormément, c’est à Angélique qu’il racontait des histoires, qu’il apprenait des trucs qu’elle n’était pas sensée savoir. Comme une petite sœur à qui l’on apprends les bêtises, et Angélique se prêtait fort bien au jeu.

           Les filles, ses conquêtes, les plans culs… Tout ça restait rare et occasionnel. Une fois il avait vraiment été amoureux. Maintenant, cette chanceuse était casée, et pas avec lui, malheureusement.

 

          Ce matin là, Maxime se donna du courage et décida de bien entamer la matinée en prenant une douche qui le revigorerait et le réveillerait instantanément. Il faisait si chaud et si lourd qu’il transpirait dans son tee-shirt blanc. Il pouvait s’essuyer du revers de la main, son front n’était pas plus sec, d’autant plus que sa main n’était pas une serviette très sèche non plus. Suant de tous ses pores, la tête à moitié endormie, il se dirigea rapidement vers la salle de bain sans se rendre compte qu’Erick n’était pas rentré seul. Il se déshabilla rapidement et sauta dans la douche sans oublier de fermer le rideau de douche (ah ah je pense a tout les détails … xD). Il n’était pas aussi exhibitionniste qu’Erick et il ne supportait pas quand celui-ci s’invitait dans la salle de bain alors qu’il y était déjà. Se changer avec lui dans le vestiaire ne le dérangeait pas mais qu’il le matte nu comme un vers… c’était une autre histoire.

         Il tourna le bouton d’eau froide et sentit un flot de fraicheur fondre sur lui. Il sursauta au début, surpris par la température puis se délecta doucement de ce moment intense où il n’avait ni chaud, ni froid. Il était bien. Il ouvrait la bouche pour humidifier sa gorge et sa bouche si sèche après le sommeil. C’est alors qu’il mit la pression de la pomme de douche à fond. Il n’entendait que le bruit de l’eau battant le rideau de douche et qui s’infiltrait dans ses oreilles le rafraîchissant de l’intérieur.

         Quelqu’un rentra dans la salle de bain mais il ne s’en rendit pas compte, tant absorbé par le flot glacé qui submergeait son corps et lui faisait tant de bien. Soudainement il vit une tête qui se glissa entre le rideau et la paroi de la douche. Il sursauta.

 

_ Alors mon gars ! tu vas a la piscine et tu nous préviens même pas hic ! Susurra le jeune homme qui n’avait pas encore cuvé tout ce qu’il avait ingurgité la veille.

_ Putain, mais casses toi, tu pues l’alcool ! Qu’est ce que tu fiches ici d’abord ?

 

          Maxime sortit en vitesse et prit la serviette au passage qu’il s’entoura autour de la taille.

 

     _ Souvenais p’u de la route ! dit-il en riant.      

_ Tu t’appelles Antoine C’est ça ? Tu es le cousin d’Angélique ?!

_ Touuuuut a fait M’sieur… HIC! Répondit il imitant le fantassin qui salut son caporal tant bien que mal. 

_ Puré, mais t’as trop  bu hier !

_ Noooooon pas du t…

 

          Et il s’effondra sur Maxime qui le rattrapa au vol, lâchant sa serviette, qui tomba à terre (bien qu’il essaya de rattraper Antoine et garder sa serviette en même temps). Il devint rouge ! Il posa la tête d’Antoine délicatement par terre. La chaleur, se dit-il, si ça avait été un coma éthylique, il ne l’aurait pas fait à huit heures !A moins qu’ils ne soient rentré à sept heures et demi, ce que je ne pense pas, ce n’est pas dans les habitudes d’Erick. Maxime revêtit un boxer et un jean et entreprit de demander des explications à Erick dans le but de savoir quoi faire. Cette tâche se révéla plus difficile que prévu… Après maint et maint coups de coudes, il daigna bien l’écouter et lui répondre.

 

_ On est rentré à 6 heures, c’est pas un coma.

_ T’es sûr ?

_ Putain, laisse moi dormir et laisse le crever.

 

          Ah… quand même pas, plutôt radical comme solution.

Il n’en fit pas ainsi. Il était encore tôt. Neuf heures. Il avait largement le temps. Ça fait bizarre de savoir qu’une personne aussi extravertie et facile en rapports humains soit de la même famille qu’Angélique ! Elle, si fragile, timide au début et gênée, je me souviens encore de la première fois où je l’ai vue. Elle était mimi. Contrairement à lui, complètement bourré qui fait irruption dans sa salle de bain et se permet de mâter. Il se souvenait, une fois pour embêter Angélique, il avait pris son verre d’eau, qu’elle venait de se servir et de le poser dans la vue d’un usage prochain,  et l’avait bu d’un trait. Elle revint et le lui rendit, elle avait fait une de ces têtes, amusée et à la fois contrainte d’être dur pour arborer sa colère. Il regarda Antoine et vit un filet de bave qui allait de sa bouche au sol… c’était sexy. Tout l’opposé de sa cousine. Maxime le traina jusqu‘a la douche proche et le mit sous la pomme de douche. Comment faisait-il pour traîner comme ça par une chaleur pareille. En jean et en polo… Enfin il ne trainait plus trop maintenant, il dormait plus ou moins, sursautant, rêvant et autres choses étranges que seul lui pouvait comprendre. Le jeune cuistot mit le jet d’eau à fond avec le bouton bleu et aspergea généreusement Antoine qui sortit brusquement de sa rêverie.

 

_ OOOOH, tu es trop mignonne toi !! Lança-t-il à l’attention de Maxime penché au dessus de lui.

_ Oula, il est encore bourré. Je suis un mec connard.

Ah non ma jolie, on ne me trompe pas sur la mââârchandise ! Cria Antoine en s’agrippant à Maxime.

_ Lâche-moi sale tarlouze !

 

          Il s’agrippait plus fort. Son haleine dégageait une très forte odeur d’alcool. Antoine se leva dans la douche tant bien que mal, il faisait à peu près la même taille que Maxime, un peu plus petit, il se rapprocha doucement mais sans que Maxime n’ai le temps de comprendre. Il s’approchait de son visage et  posa sa bouche délicatement au creux de son cou. Maxime sursauta, pris de surprise  et lui aussi. Ça pique ! Plein de torpeur, Antoine sortit en quatrième vitesse de la douche, dans la précipitation il glissa sur le sol mouillé et s’étala de tout son long.

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 A SUIVRE

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Yaoi Récapitulatif  (Yaoi) posté le mercredi 06 mai 2009 09:53

M.HEY: BOn je sais que je vais me faire gronder par Plaisance parce que j'ai foutu la merde dans la blog en publiant comme ça tout caca, mais je suis tellement contente de la suite donnée que j'ai pas réussi a attendre :3 Je suis navrée pour cette attente et j'espère que vous, mes chères lectrices me reviendraient vite ^^! Bon tout d'abord voici un petit Récapitulatif des personnages, car ils commencent à être nombreux...

Plaisance : En effet, la publication était toute "caca"! xD Mais cette erreur est réparée. <3

 

          Résumé : Antoine, un jeune homme dragueur et tombeur, obéissant a des règles strictes en matière de relation,  décide de partir faire son stage en Nouvelle Calédonie, île tropicale et assez grande, dans l’entreprise de son oncle et sa famille. A peine arrivé qu’Angélique, sa cousine le convia à une sortie en boîte de nuit avec ses collègues de travail. Abusant un peu trop de l’alcool, il se retrouve le lendemain matin chez Erick et Maxime deux des collègues d’Angélique et, complètement ivre il prend Maxime pour une fille. Bien sur, son petit jeu tournera vite court…

 

Il commence à y avoir beaucoup de personnages alors voici un petit récapitulatif :

 

Antoine : un des personnages principaux de l’histoire, il vient en Nouvelle Calédonie pour faire un stage chez son oncle

Angélique : La cousine d’Antoine, elle est follement amoureuse de Maxime avec qui elle travaille pour faire des économies avant de partir faire ses études.

Maxime : une magnifique personne qui travaille comme cuistot, il est arrivé depuis peu en NC et il n’aime pas quand Erick drague des personnes beaucoup plus jeunes que lui

Erick : Un collègue et colocataire de Maxime, ils sont arrivés en même temps en NC, c’est un pervers qui saute sur tout ce qui bouge et qui n’as rien dans l’entrejambe…quoique.

Jean : Collègue de Maxime et Erick, il habite depuis toujours en NC, il aime faire la fête, rigoler, des plaisirs simples.

Joe : Joe est un tahitien réré*, un peu influencé par les comportements de ses collègues, c’est tout de même quelqu’un de charmant et de très sensible malgré ses petits sous-entendus et ses strings roses qui dépassent.

Clémence : La mère d’Angélique et la tante d’Antoine

Hélène : La sœur d’Angélique et la cousine d’Antoine

François : Le père des deux cousines, l’oncle d’Antoine, en conflit avec sa sœur, la mère d’Antoine justement, c’est chez lui que son neveu fait son stage.

 

Bon, je referais un petit récapitulatif plus loin dans l’histoire.

Bisoux, M.HEY

 

 *Réré : personne efféminée issue de la tradition polynésienne. Le dernier enfant est toujours élevé comme une fille chez les tahitiens. ( je ne suis pas sure au niveau de l’orthographe par contre.)

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